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Fumer
a-t-il réellement une influence sur vos possibilités?
Il
ne s'agit pas ici de revenir sur les conséquences
à long terme du tabagisme sur la santé.
Il est bien établi que le tabagisme est, par
le nombre et la gravité des maladies qu'il engendre,
le premier fléau social avec l'alcoolisme.
Ce
qui nous intéresse ici, c'est de savoir si, en
plus des risques qu'une maladie grave se déclare
à long terme, le fait de fumer diminue les possibilités,
et à partir de quelles doses les effets, nocifs
éventuellement, se manifestent.
Les
études scientifiques ont démontré
que le fait de fumer ne serait-ce qu'une dizaine de
cigarettes par jour diminue considérablement
l'oxygénation des muscles pendant au moins les
24 heures suivantes, même si l'on cesse de fumer.
Si l'on ne fume qu'occasionnellement, les possibilités
sont diminuées pendant environ une heure après
avoir fumé une seule cigarette.
Cela
est dû à l'oxyde de carbone apporté
par la combustion de la cigarette, et inhalé
en respirant, même si l'on prétend ne pas
avaler la fumée. L'oxyde de carbone capte l'oxygène,
au détriment de l'hémoglobine dont la
fonction est de faire parvenir l'oxygène aux
tissus de l'organisme.
Certes,
la quantité d'oxyde de carbone inhalé
est très faible; mais pour comprendre à
quel point l'oxyde de carbone capte l'oxygène
au détriment des tissus de l'oganisme, il faut
savoir qu'en effectuant seulement une inspiration dans
une atmosphère contenant 1/200 d'oxyde de carbone
un être humain tombe asphyxié, et meurt
si on ne le soustrait pas rapidement à cette
atmosphère.
Mais
il n'est pas suffisant de cesser de fumer 24 heures
avant une compétition, car le fait de fumer modifie
progressivement, au fil des mois et des années,
le bon état des organes de la respiration.
Pourtant,
le fait de fumer n'a pas forcément une influence
néfaste sur les organes de la respiration, car
l'oganisme est capable de se défendre, de neutraliser
les aggressions, dans certaines limites, variables selon
les individus.
Il
est donc intéressant de savoir à partir
de quelle dose l'effet nocif sur les voies respiratoires
finit par se développer. Comme nous l'avons dit,
cela dépend des individus. Mais on estime qu'en
dessous de 3 à 4 cigarettes en moyenne par jour
la nocivité ne se manifeste pas, ou est négligeable.
Il faudra toutefois éviter de fumer dans l'heure,
ou les deux heures, précédant une compétition
(ou un entraînement) en raison des conséquences
néfastes et systématiques de l'oxyde de
carbone sur l'apport d'oxygène aux muscles.
Il
est généralement plus facile et moins
risqué de ne plus se remettre à fumer
excessivement si l'on ne fume plus du tout, que de continuer
à fumer 2 ou 3 cigarettes par jour.
La
cigarette la plus néfaste est celle que l'on
fume après un effort, en particulier après
une compétition. Cela amène, sur un muscle
cardiaque fatigué, des spasmes, des vaisseaux
sanguins, qui empêchent l'apport d'oxygène
à ce muscle. D'ailleurs, la majorité des
décès en sport se manifeste non pas pendant
l'épreuve, mais après avoir fumé
une cigarette au retour dans les vestiaires.
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